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MUSIQUES CRÉATIVES ET VIVANTES, PAR DES MUSICIENS CRÉATIFS ET VIVANTS

3 vidéos de 8tet Cabaret-Rocher

En attendant la sortie d’un album (octobre 2022) l’8tet CABARET-ROCHER vous offre 3 nouveaux morceaux de son répertoire
Filmé sous le chapiteau du Surnatural Orchestra en décembre 2021 : “Olga“, “Forest“, et “Boked
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Rrêve Sélavy... le Trio Carol fait sa mue et change de nom

RRÊVE SÉLAVY
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Dans la continuité de sa récente tournée bourguignonne, le Trio Carol (composé de Fred B.Briet, Nicolas Pointard et Christophe Rocher) a entrepris de se réinventer, à l’image de son répertoire libre, vivant et en perpétuel mouvement. Cette mue symbolique et artistique prend la forme d’un nom de scène nouveau – ou plus précisément un nom de scène utilisé de façon éphémère, il y a quelques années :

Rrêve Sélavy

Comme la musique proposée par le trio, ce nom à l’évocation onirique est inspiré par les rêves des uns et des autres, comme par celui-ci par exemple :

«  Cette nuit, j’ai rêvé que mon âme était sortie de mon corps, et que je parcourais d’immenses espaces avec la rapidité de la pensée. Je me transportais d’abord au milieu d’une peuplade sauvage.J’assistais à un combat féroce, sans courir aucun danger puisque j’étais à la fois invisible et invulnérable. Je dirigeais de temps en temps mes regards vers moi-même, c’est à dire vers la place où mon corps eût été, si j’en avais eu un, et je m’assurais bien que je n’en avais plus. l’idée me vint de visiter la lune, et je m’y trouvais tout aussitôt. Je vis alors un sol volcanique, des cratères éteints et d’autres particularités, reproductions évidentes de lectures que j’ai faites ou de gravures que j’ai vues, singulièrement amplifiées et vivifiées toutefois par mon imagination.Je sentais bien que je rêvais, mais je n’étais point convaincu que ce rêve fut absolument faux. » 
extrait de «  Les rêves et les moyens de la diriger »
(Hervey de Saint-Denys, ed Cartouche, 1867)

Et comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, notez que le trio se produira le 30 janvier au Jazz Miniatures du Festival Hop’n Jazz, à Port-Louis.

CHAMPS DE BATAILLE - Festival sons d'Hiver

Faire accord, jouer ensemble n’a rien de nécessairement mélodique. Il en va ainsi sur ce Champs de Bataille. Pas une guerre fratricide, pas un combat de territoire, mais une forme nouvelle inventée sur pièces pour le contre-pied du ciné-concert. Ce photo-concert prend le pari d’un imaginaire davantage sollicité par le cadre fixe que par l’image mobile. Trois musiciens improvisent sur les images déroulées à la vue du public. Tous sont les témoins actuels des traces imprimées par des guerres passées. Dans l’oreille ou la mémoire.
CdB-Sons d'Hiver

8TET CABARET-ROCHER à Lamballe

le Jeudi 3 FÉVRIER à 20h30
au Quai des Rêves (Lamballe)

 

Au départ, deux clarinettistes : Étienne Cabaret et Christophe Rocher.
Ensemble, ils créent le Duo Cabaret-Rocher et imaginent une musique inspirée du jazz et des musiques traditionnelles de Bretagne. En 2020, les deux clarinettistes sont rejoints par leurs collectifs respectifs, l’Ensemble Nautilis et les Musiques Têtues. Naît alors l’Octet Cabaret Rocher.

Entre jazz contemporain, improvisation, et musiques grooves, l’Octet Cabaret Rocher relie toutes les influences de ses musiciens. Leur inventivité et la richesse des sonorités donne vie à un folklore imaginaire qu’ils nous invitent à explorer avec eux !

8TET QUAIDESREVES 2022

CRITIQUE DE CHAMPS DE BATAILLE (JAZZ MAG)

Compte rendu du concert de Xavier Prévost au Festival D’Jazz Nevers (Jazz Magazine)

(consulter la source)

La Guerre

Hier à midi, après Oakland et My Mother Is a Fish dimanche dernier, le Théâtre de Nevers accueillait un nouveau concert associé à une œuvre extérieure. Cette fois-ci, ce sont les photos de guerre de Yan Morvan qui inspirent les improvisations de Christophe Rocher (clarinettes), Vincent Courtois (violoncelle) et Edward Perraud (batterie). Tandis que Yan Morvan publie son ouvrage Champs de bataille consacré à ces terrains, ces pays, ces habitats et ces populations sur lesquels la guerre est passée, le titre donné à ce photo-concert est un peu trompeur, dans la mesure où s’y mêlent tant des photos de batailles que des photos de « l’après », mêlant le présent des guerres lointaines contemporaines en mouvement à l’autrefois des guerres que connurent l’Europe occidentale et le territoire américain, évoquées par des plans fixes de la statue de Vercingetorix à Alesia, du mémorial de Waterloo, des sites de la Pointe du Hoc et de la Somme, sans oublier les guerres indiennes avec une évocation subliminale de la bataille du col Apache. Une façon de nous rappeler qu’au-delà des guerres, La Guerre est permanente et que la paix que connaît l’Europe occidentale depuis 1945 n’est qu’une anomalie, et même une illusion.

Au départ, une idée musicale – et Yan Morvan nous dira avoir assisté au concert, non pour ses photos, mais pour la musique, lui-même ayant rêvé d’être musicien. Un idée de Christophe Rocher, dans le sillage de projets précédents mêlant bande dessinée ou photos, pour mémoire Regards de Breizh créé à l’Estran de Guidel avec son Ensemble Nautilis sur les photos de Guy Le Querrec. Mais à la différence de ce dernier projet dont le défilé photographique à l’écran était prédéterminé et chronométré sur une musique orchestrale et donc très écrite, Loïc Vincent –l’éditeur-projectionniste de Champs de Bataille – laisse le champ libre à l’improvisation des musiciens qui n’ont pour cadre que quatre compositions et des « intentions susceptibles d’évoluer », chacun étant libre de réagir tant aux images défilant devant eux sur un moniteur l’instrument qu’aux réactions de leurs comparses, tous poètes de L’Instrument de musique et de L’Improvisation.

CDB-articleJazzmag
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